Qu'est ce que le Biogaz?

Qu’est-ce que le Bio Gaz ?

Voici une ressource renouvelable à prendre en considération. Depuis 2015, et la loi sur la transition énergétique, le gouvernement français met en avant le biogaz, au même titre que le solaire. L’ambition pour 2030 est d’atteindre 32 % d’énergie renouvelable et 40 % d’électricité d’origine naturelle. Cette ressource a toujours existé. Alors, qu’est-ce que le biogaz ?

 

Que nomme-t-on le biogaz ?

Le biogaz est une énergie qui apparaît à l’issue d’une décomposition de matières organiques. Ce processus de fermentation libère ce gaz intitulé vert, car il est d’origine biologique.

 

Un processus de fermentation

Cette activité s’oppose aux énergies fossiles, comme le gaz naturel, car il se renouvelle. Ce procédé existe dans les esprits sous le nom de méthanisation. Il s’effectue de façon tout à fait innée dans les marais, lorsque les matières végétales et animales se putréfient en absence d’oxygène. De même, les feux follets dans les cimetières ne sont pas l’œuvre d’êtres maléfiques, mais seulement de l’altération de matières. Ainsi, dans les décharges, des feux s’embrasent sous cette action naturelle. Utilisé pour traiter les déchets, le biogaz se transforme en une biomasse énergie au même titre que la géothermie.

 

De quoi est composé le biogaz ?

Sa structure diffère selon la nature des matières et des conditions de fermentation. À température ambiante et avec une pression environnante, sa forme devient gazeuse. Les deux tiers de sa composition détiennent du méthane et le reste comporte du gaz carbonique. D’autres substrats apparaissent, sous forme de traces. On trouve donc : du soufre, de l’oxygène, de l’eau, de l’azote, des métaux lourds et des éléments chloriques et fluorés. Cela rend cette émanation plus corrodante que le gaz fossile.

Où produit-on cette énergie ?

Des centres de stockages ont vu le jour : ces sites accumulent des déchets favorables à la fermentation, en grande partie, sans aucune aération. Il existe aussi des stations d’épuration des eaux, elles abondent de boues. Puis, des digesteurs contiennent des résidus organiques en état de putréfaction. Ces ensembles se regroupent sous le nom de méthaniseurs. Grâce à ces endroits, des déchets dévalorisés et dérangeants trouvent un nouveau rôle écologique à jouer. C’est pour cela que l’on retrouve ces enceintes sur les sites de production de ces déchets, telles les industries agroalimentaires.

Les infrastructures qui récupèrent et valorisent le biogaz
Comment est récupéré ce gaz issu de la méthanisation ? Comment, et pour quelle finalité, est-il utilisé ?
Une technique de méthanisation audacieuse
Ce processus de dégradation naturelle s’exerce spontanément au sein des décharges et s’impose dans les centres d’enfouissement créés à cette attention. Dans les digesteurs, des déchets organiques se mêlent à des cultures bactériennes. Trois étapes aboutissent à la naissance de ce gaz : l’hydrolyse, l’acido-génèse et la méthano-génèse.

 

Les centres de stockage des déchets
On y stocke des détritus dans des compartiments creusés dans la terre. Recouverts de plusieurs épaisseurs de substrats, ces dépôts vont fermenter durant vingt-cinq années. Tout un système de drains capte le biogaz en permanence.

D’autres techniques utilisent des casiers étanches où est injecté le lixiviât extrait des déchets décomposés. Ces bioréacteurs contrôlent l’émission du biogaz. Lorsque ce dernier est produit dans une enceinte, il en est captif, donc valorisable.

Une méthanisation volontaire au service de la dépollution
Effectivement, ce processus de fermentation, lorsqu’il s’opère dans un endroit fermé, contribue à la protection de l’environnement qui se trouve débarrassé de ses détritus et de leur décomposition à ciel ouvert.
Par ailleurs, cette technique produit de l’énergie utile pour plusieurs applications. Sous forme d’eau chaude ou encore de vapeur, le biogaz est transformé en brûlant dans une chaudière. Il alimente une turbine pour fabriquer de l’électricité distribuée dans le réseau. Capté dans les décharges, il en est la principale source. De même, il est employé en cogénération dans une centrale électrique pour une production simultanée de chaleur utile.
De nouvelles perspectives en or pour une énergie renouvelable en plein essor
La valorisation thermique exige des usines proches pour utiliser ce gaz. De nouveaux horizons se dévoilent.
De nouvelles utilisations écologiques
Le carburant au biogaz, à injecter dans le réseau du gaz naturel, est à l’étude. De même, grâce à un dispositif qui absorbe cette matière, la production de froid s’avère possible. Ainsi, la fabrication d’électricité à l’aide d’une pile à combustible devient réaliste. Actuellement, selon le Syndicat des Énergies Renouvelables, le biogaz ne représente que 2 % de la biomasse, qui, elle, affiche 65 % de la production d’énergie renouvelable. Elle se compose de ressources issues du bois pour 40 % et de 11 % extraits du biocarburant.

 

Une énergie méconnue à prendre en considération

 

Après avoir subi quelques traitements, le biogaz peut être un excellent carburant. Testé dans la métropole de Lille pour les bus, il a su faire ses preuves. En Suède, il est devenu commun. La réglementation française approuve son utilisation. Elle délivre des primes pour accélérer l’installation de digesteurs et promouvoir l’efficacité de la chaleur co-générée.

En Asie et en Afrique, plusieurs millions de ces systèmes existent. Ils procurent l’énergie nécessaire aux familles pour pouvoir cuire la nourriture et pour s’éclairer.

 

Ainsi, le biogaz est l’énergie renouvelable aux multiples potentiels. Elle nettoie l’environnement tout en produisant de la puissance utile. En 2018, la plus grande usine au monde a été inaugurée en Norvège.

En France, le projet de Programmation Pluriannuel de l’Énergie, le PPE du 25 janvier 2019, prévoit 7 % du biogaz dans la consommation globale pour 2030.

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